Parce que les dérapages sur Internet existent et qu'ils peuvent être assimilés à du harcèlement, une campagne a été lancée pour que les victimes parlent et que les jeunes internautes mesurent les dangers des réseaux sociaux.
A l'origine de cette campagne: un groupe d'étudiants qui dérapent en se moquant d'un de leurs camarades sur un réseau social, "pour rire", sans mesurer les conséquences de leurs actes et surtout de ce qu'ils posent sur le réseau, visible par tous.
Seulement ce genre de moqueries n'amuse pas tout le monde et peut avoir un effet dévastateur pour les victimes.
Le groupe d'étudiants à l'origine du dérapage a ainsi été prié de réparer ses erreurs, en mettant en place une campagne de communication sur le thème du cyber-harcèlement.
Ainsi, 8000 cartes et plusieurs centaines d'affiches vont être distribuées dans les établissements scolaires de Haute-Loire.
Cette campagne est portée par la direction diocésaine de l'enseignement catholique et soutenue financièrement par le Rotary-Club.
Qu'est ce que le cyber-harcèlement?
C'est une nouvelle forme de harcèlement qui prend une ampleur inquiétante.
Elle consiste à utiliser les technologies de communication (mails, messageries instantanées mais surtout blogs ou réseaux sociaux) pour nuire à quelqu'un. Cela peut prendre des formes différentes:
> Piratage de compte ou usurpation du nom d'utilisateur pour poster des contenus
> Publication de contenus blessants au sujet d'une personne (photos, insultes, menaces, rumeurs...)
Cela peut aller très loin, et l'idée de se sentir "masqué" par l'écran peut donner à certains un sentiment de grande liberté.
Mais nous sommes là aussi pour le rappeler, "on ne peut pas tout dire sur la toile", ni penser que les délits sur Internet sont anonymes!
Pour rappel: en cas de délit sur Internet les autorités ont les moyens de remonter sur un an vos communications, même effacées. Les sanctions prévues pour atteinte à la vie privée, à l'intégrité et à l'image de la personne, notamment sur les réseaux sociaux et via les mobiles, sont de 45 000 euros et 1 an de prison. (Article 226-1 du Code Pénal)
Si vous êtes victimes de cyber-harcèlement, n'hésitez pas à en parler: parents, professeurs, voire police ou gendarmerie, ces adultes sont là pour vous aider.
Le service Allo Ecoute Ado est également à votre écoute, que vous soyez victime ou que vous craigniez d'avoir dérapé...
Ci-dessous, les affiches-choc de la campagne:


