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S'il est important
de se soucier des consommations d'alcool, de tabac et de
cannabis, il ne faut pas non plus préjuger de ces mêmes
consommations mais apprendre à reconnaître les comportements :
l'usage et l'usage nocif. Ainsi, de la même manière que de boire
une bière ne fait pas un alcoolique, l'adolescent qui consomme
occasionnellement du cannabis n'est pas un toxicomane. Les
risques et dangers entraînés par la consommation de ces produits
dépendent aussi de la sensibilité du consommateur, de la
quantité consommée, de la fréquence et du contexte de
consommation.
L'USAGE
On parle d'usage lorsque la
consommation de substances psychoactives ne provoque ni
complication pour la santé, ni trouble du comportement ayant des
implications néfastes sur autrui.
L'USAGE A RISQUES
Cet usage caractérise une consommation
capable d'entraîner des atteintes physiques, affectives,
psychologiques ou sociales pour le consommateur ainsi que les
personnes de son entourage plus ou moins proche.
L'USAGE NOCIF
L'usager connaît les risques
précédemment évoqués mais poursuit quand même sa consommation.
Le risque de dépendance s'accroît et peut s'enclencher.
DEPENDANCE
On parle de
dépendance lorsqu'on ne peut plus se passer de consommer sans
éprouver des souffrances physiques et/ou psychiques. En fonction
des produits, la dépendance peut être très rapide ou
progressive. Lorsque l'on organise sa vie quotidienne autour de
la recherche et de la consommation du produit, on est devenu
dépendant. Avant de prendre la substance l'anxiété s'accroît et
on est de plus en plus tendu. On ne peut plus résister au besoin
de consommer et on ressent un soulagement ainsi qu'un sentiment
de perte de contrôle de soi lorsqu'on le fait. Il existe deux
types de dépendance : la
dépendance physique
et la
dépendance
psychique. Elles sont parfois conjointes, c'est à dire que l'on
est dépendant physiquement et psychiquement du produit consommé. |